Acheter un appartement à Paris en viager

Le 3 avril 2014

Achat Viager ParisAcheter un bien immobilier en viager, concrètement, c’est verser une rente mensuelle à un vendeur jusqu’à son décès.

Ce type de transaction immobilière a plutôt mauvaise réputation,  pourtant c’est un placement intéressant et chacun peut y trouver son compte.

 

Principes de l’achat en viager

Il existe 2 types de viager :

– le viager occupé : le vendeur reste l’occupant du logement jusqu’à son décès ; l’acheteur ne pourra jouir du bien qu’au décès du vendeur, (alors qu’il en devient propriétaire dès la signature de l’acte de vente)

– le viager libre : l’acheteur peut habiter l’appartement, tout en versant les rentes mensuelles.

En général, une somme d’argent complémentaire est demandée dès la signature de l’acte de vente, il s’agit du bouquet.

Le montant des rentes mensuelles prend en compte différents éléments : l’âge des vendeurs, viager libre ou occupé, montant du bouquet, rente sur une ou deux têtes, etc…
(En savoir plus sur le fonctionnement du viager)

Pourquoi acheter en viager ?

Pour le vendeur, c’est une manière d’augmenter sensiblement ses revenus : par exemple une personne âgée, sans enfant désirant rester à son domicile et souhaitant percevoir un complément de retraite.

Pour l’acheteur, c’est une manière d’acheter un bien immobilier à un coût réduit et d’effectuer un placement financier qui peut se révéler très intéressant à moyen ou long terme.

Pour en finir avec certaines idées reçues sur le viager, nous avons interrogé Daniel, qui a eu recours à ce type de transaction et qui nous apporte son témoignage.

Pourquoi avoir choisi l’achat en viager ?

Mon crédo était que la pierre prend de la valeur avec le temps et que l’argent placé à la banque se dévalue.
L’intérêt pour moi n’était pas le besoin immédiat de me loger (j’ai mon appartement) mais le choix de placer des liquidités dans la pierre plutôt qu’à la banque. La rente deviendrait une économie forcée dont la rentabilité (j’en étais bien conscient) ne serait réalisée qu’à son extinction, c’est-à-dire au décès du vendeur.

Ma démarche a été la suivante : puisque je n’avais pas une somme assez importante pour acheter un appartement, la solution envisagée d’un achat en viager me permettait d’acheter un appartement à crédit, sans frais de crédit, avec la garantie d’avoir à terme l’appartement que j’avais choisi.

J’ai donc  investi une somme de départ faible (le bouquet représente généralement 30 % de la valeur réelle de l’appartement) et accepté des remboursements de rentes viagères qui, rente après rente, et tous comptes faits, représentent aujourd’hui encore moins que la valeur du même appartement sur le marché actuel.   

Comment s’est passé votre dernier achat ?

Mon dernier viager remonte à une vingtaine d’années ; mon vendeur se porte bien (j’en suis ravi pour lui) et nos relations sont cordiales.

Si je devais faire des comptes : mon vendeur a rendu sa retraite confortable et de mon côté tout ce que j’ai dépensé à ce jour reste largement inférieur à ce que vaut cet appartement aujourd’hui (et que je n’aurais toujours pas le moyen d’acheter).

Certes, je ne connais pas la date à laquelle je deviendrai pleinement propriétaire de ce bien pour l’occuper, le louer ou le revendre mais cela ne me dérange pas car l’immobilier parisien reste haut et, sans ces économies forcées, l’argent aurait été dépensé autrement ou se serait dévalué.

Quels conseils donneriez-vous à un futur acheteur ?

Celui de ne pas rester bêtement sur des préjugés.
Ceux qui mettent leur appartement en vente le font de leur plein gré et parce que ce qu’ils ont choisi cette solution leur permettant de rester chez eux tout en augmentant leurs revenus. Il faut comprendre qu’à l’heure où certains n’arrivent plus à vivre avec le seul montant de leur retraite, cet apport de revenus est un complément confortable et souvent nécessaire.

 

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Publié dans :

Sophia Bourdekas

Chasseur d'appartements, Coach Immobilier et fondatrice de Biens Trouvés Chasseur Immobilier. Responsable de la Communication de la FNCI (Fédération Nationale des Chasseurs Immobiliers)